Commune de Massongex

    Administration communale
    Place de l'Eglise 1
    1869 - Massongex
    Tél. +41(0)24 471 37 12
    Fax +41(0)24 472 18 89

Manifestations

  • 21.02.2012 Carnagouille
  • 17.03.2012 Concours Ski-Club
  • 24.03.2012 Fête du pardon
  • 20.04.2012 Tournoi de volley
  • 12.05.2012 Concert fêtes des mères

Lotos

  • 26.02.2012 Terre des Hommes
  • 11.03.2012 Centre Missionnaire
  • 25.03.2012 FC Massongex jun.
  • 15.04.2012 Ski-Club
  • 22.04.2012 Paroisse

Bourgeoisie

Dans sa topographie le chanoine  De Rivaz, recommande de distinguer, dans le passé, la Bourgeoisie et la Communauté, bien que cette dernière comptât peu de membres, confédérés ou étrangers, en dehors de la première. Parfois nous prenons l’une de ces institutions pour l’autre. Il faut cependant se garder de les confondre, puisqu’elles demeurèrent toujours séparées.

Primitivement, il n’existe qu’une bourgeoisie, comme d’ailleurs une seule communauté dans la châtellenie de Saint-Maurice, la seigneurie abbatiale de Salvan-Finhaut exceptée. Un conseil de procureurs, choisis dans les agglomérations importantes administre cette bourgeoisie qui possède des biens sur tout le territoire de la généralité. Ces administrateurs représentent plus spécialement leur quartier, chargés des communaux situés dans le voisinage de leur domicile.


Peu à peu les villages reçoivent la jouissance de pâturages, forêts et portions. Les gens, dans ces agglomérations se groupent autour de leur procureur. Ainsi se forment à Massongex, Evionnaz et Vérossaz des embryons de bourgeoisies qui se développent sans briser les attaches avec l’ensemble, certains fonds restés indivis suffisent à maintenir le contact. De siècle en siècle, ces liens se relâchent jusqu’à la séparation complète de 1809. A cette date, chaque bourgeoisie-fille reçoit sa part de capitaux, de portions, de communaux, d’alpages, le plus possible dans son voisinage.

De par leur nombre et leur aisance, les bourgeois dirigent les affaires de la généralité, à l’exclusion des simples habitants. Ils occupent, avec le procureur choisi dans leur village presque toutes les places administratives et judiciaires de la communauté et du dizain. Ainsi, communauté et bourgeoisie vivent côte à côte avec des avoirs séparés mais des membres communs.

Le régime politique issu de la constitution helvétique de 1798 apporte des changements profonds à ces institutions puisque jusqu’alors les bourgeoisies gouvernent plus ou moins le pays. La constitution, adoptée par le Valais, proclame l’égalité des citoyens devant la loi et l’admission de tous aux charges publiques, auparavant l’apanage  pratiquement des seuls bourgeois.

Cette transformation s’opère graduellement parce les populations continuent à nommer comme par le passé un seul conseil. Les protocoles de Masssongex, signalent depuis 1860, à diverses reprises, l’existence de deux conseils distincts, municipal et bourgeoisial, dus un peu à la divergence d’intérêts  et à l’humeur du moment.

Aujourd’hui, un seul corps administre la commune municipale et les avoirs de la bourgeoisie. Pour la période administrative 2009 - 2012, sur les sept  conseillers municipaux, un seul est bourgeois. La collectivité bourgeoisiale est reconnue comme corporation de droit public, mais plus libre que la commune municipale dans la façon de gérer ses biens. La bourgeoisie joue le rôle de corps intermédiaire capable de concilier les avantages de l’administration publique et de la gestion privée. Elle conserve et met en valeur un patrimoine voué au service de toute la population. Elle représente notre mémoire historique. Par elle, elle se rattache aux générations passées, garante d’un développement harmonieux dans un esprit de continuité. Elle tire sa légitimité de la loi sur les communes du 5.02.2004, de la loi sur les bourgeoisies du 28.06.1989 et d’un règlement interne qui doit évoluer régulièrement pour être en accord avec le droit cantonal et fédéral  et correspondre à l’évolution de la société.


Quelques jalons historiques

A l’aube du troisième millénaire, après près de 7 siècles d’existence, il nous semble opportun de situer notre bourgeoisie comme propriétaire de biens immobiliers et garante de traditions séculaires. C’est un témoignage de nos acquis au cours des siècles écoulés et de son importance actuelle comme gardienne de traditions.

Année de constitution      1330
Année de création du coutumier 1475
Année d’obtention des franchises 1476
Année de confirmation des franchises 1548
Année de constitution du conseil 1798
Année de création des armoiries 1919
Année de création de la bannière 1928
Année d’adoption officielle des armoiries 1934
Année de création de la bannière actuelle 2009
Nombre de membres du conseil (municipal) 7
Nombre de membres de la commission 5
Nombre de bourgeois domiciliés (31.12.2009) 190 (87 hommes et  103 femmes)
Nombre de votants 31.12.2009 176
Surface des terrains agricoles 9945m2 aux îles d’en bas
Surface des terrains d’alpages 41 ha aux Pesaires, Djeux et Valère
Surface des forêts 127 ha
Nombre de râpes 87 portions dont 84 exploitables
Consortages d’alpages 2 à Salanfe et à Susanfe, gérés par un conseil mixte avec les bourgeoisies de Evionnaz, St Maurice, Vérossaz
Bâtiment urbain 1, café communal avec 2 appartements rénovés en 2002
Bâtiments d’alpage 4, chalets des Djeux, de Valère d’en bas et d’en haut
Installation Touristique 1, centre sportif aux Giettes avec DDP pour l’ACSG
Installation sportive 1, stade St Jean avec DDP pour le FC Massongex
Installation commerciale 1, café communal, entièrement rénové, restaurant chinoi


Documentation et recherches

Essai sur l’évolution des communes bourgeoisiales valaisannes de Werner Kämpfen et Bernard de Torrenté
Communes bourgeoisiales valaisannes, étude de la Fédération des Bourgeoisies valaisannes
Essai d’histoire de Massongex, Abbé J.E Tamini

                                                                           
 Président de la commission bourgeoisiale
 Régis Barman, municipal

Bourgeoisie de Massongex

 

 

Dans sa topographie le chanoine  De Rivaz, recommande de distinguer, dans le passé, la Bourgeoisie et la Communauté, bien que cette dernière comptât peu de membres, confédérés ou étrangers, en dehors de la première.

Parfois nous prenons l’une de ces institutions pour l’autre. Il faut cependant se garder de les confondre, puisqu’elles demeurèrent toujours séparées.

Primitivement, il n’existe qu’une bourgeoisie, comme d’ailleurs une seule communauté dans la châtellenie de Saint-Maurice, la seigneurie abbatiale de Salvan-Finhaut exceptée.

Un conseil de procureurs, choisis dans les agglomérations importantes administre cette bourgeoisie qui possède des biens sur tout le territoire de la généralité.

Ces administrateurs représentent plus spécialement leur quartier, chargés des communaux situés dans le voisinage de leur domicile.

Peu à peu les villages reçoivent la jouissance de pâturages, forêts et portions. Les gens, dans ces agglomérations se groupent autour de leur procureur. Ainsi se forment à Massongex, Evionnaz et Vérossaz des embryons de bourgeoisies qui se développent sans briser les attaches avec l’ensemble, certains fonds restés indivis suffisent à maintenir le contact. De siècle en siècle, ces liens se relâchent jusqu’à la séparation complète de 1809. A cette date, chaque bourgeoisie-fille reçoit sa part de capitaux, de portions, de communaux, d’alpages, le plus possible dans son voisinage.

De par leur nombre et leur aisance, les bourgeois dirigent les affaires de la généralité, à l’exclusion des simples habitants. Ils occupent, avec le procureur choisi dans leur village presque toutes les places administratives et judiciaires de la communauté et du dizain. Ainsi, communauté et bourgeoisie vivent côte à côte avec des avoirs séparés mais des membres communs.

Le régime politique issu de la constitution helvétique de 1798 apporte des changements profonds à ces institutions puisque jusqu’alors les bourgeoisies gouvernent plus ou moins le pays. La constitution, adoptée par le Valais, proclame l’égalité des citoyens devant la loi et l’admission de tous aux charges publiques, auparavant l’apanage  pratiquement des seuls bourgeois.

Cette transformation s’opère graduellement parce les populations continuent à nommer comme par le passé un seul conseil. Les protocoles de Masssongex, signalent depuis 1860, à diverses reprises, l’existence de deux conseils distincts, municipal et bourgeoisial, dus un peu à la divergence d’intérêts  et à l’humeur du moment.

Aujourd’hui, un seul corps administre la commune municipale et les avoirs de la bourgeoisie.

Pour la période administrative 2009 - 2012, sur les sept  conseillers municipaux, un seul est bourgeois.

La collectivité bourgeoisiale est reconnue comme corporation de droit public, mais plus libre que la commune municipale dans la façon de gérer ses biens. La bourgeoisie joue le rôle de corps intermédiaire capable de concilier les avantages de l’administration publique et de la gestion privée.

Elle conserve et met en valeur un patrimoine voué au service de toute la population. Elle représente notre mémoire historique. Par elle, elle se rattache aux générations passées, garante d’un développement harmonieux dans un esprit de continuité.

Elle tire sa légitimité de la loi sur les communes du 5.02.2004, de la loi sur les bourgeoisies du 28.06.1989 et d’un règlement interne qui doit évoluer régulièrement pour être en accord avec le droit cantonal et fédéral  et correspondre à l’évolution de la société.

 

Quelques jalons historiques

 

A l’aube du troisième millénaire, après près de 7 siècles d’existence, il nous semble opportun de situer notre bourgeoisie comme propriétaire de biens immobiliers et garante de traditions séculaires.

C’est un témoignage de nos acquis au cours des siècles écoulés et de son importance actuelle comme gardienne de traditions.

 

Année de constitution                                               1330

Année de création du coutumier                   1475

Année d’obtention des franchises                 1476

Année de confirmation des franchises          1548

Année de constitution du conseil                  1798

Année de création des armoiries                   1919

Année de création de la bannière                  1928

Année d’adoption officielle des armoiries    1934

Année de création de la bannière actuelle     2009

Nombre de membres du conseil (municipal)       7

Nombre de membres de la commission               5

Nombre de bourgeois domiciliés (31.12.2009) 190 (87 hommes et  103 femmes)

Nombre de votants 31.12.2009                     176

Surface des terrains agricoles                        9945m2 aux îles d’en bas

Surface des terrains d’alpages                       41 ha aux Pesaires, Djeux et Valère

Surface des forêts                                           127 ha

Nombre de râpes                                           87 portions dont 84 exploitables

Consortages d’alpages                                              2 à Salanfe et à Susanfe, gérés par un conseil mixte avec les bourgeoisies de Evionnaz, St Maurice, Vérossaz

Bâtiment urbain                                                         1, café communal avec 2 appartements rénovés en 2002

Bâtiments d’alpage                                        4, chalets des Djeux, de Valère d’en bas et d’en haut

Installation Touristique                                  1, centre sportif aux Giettes avec DDP pour l’ACSG

Installation sportive                                       1, stade St Jean avec DDP pour le FC Massongex

Installation commerciale                                1, café communal, entièrement rénové, restaurant chinois

 

Documentation et recherches : Essai sur l’évolution des communes bourgeoisiales valaisannes de Werner Kämpfen et Bernard de Torrenté

                                                   Communes bourgeoisiales valaisannes, étude de la Fédération des Bourgeoisies valaisannes

                                                   Essai d’histoire de Massongex, Abbé J.E Tamini

 

 

 

 

                                                                             ,

                                                                             Président de la commission bourgeoisiale

                                                                                          Régis Barman, municipal

 

 
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