Dans sa topographie le chanoine De Rivaz, recommande de distinguer, dans le passé, la Bourgeoisie et la Communauté, bien que cette dernière comptât peu de membres, confédérés ou étrangers, en dehors de la première. Parfois nous prenons l’une de ces institutions pour l’autre. Il faut cependant se garder de les confondre, puisqu’elles demeurèrent toujours séparées.
Primitivement, il n’existe qu’une bourgeoisie, comme d’ailleurs une seule communauté dans la châtellenie de Saint-Maurice, la seigneurie abbatiale de Salvan-Finhaut exceptée. Un conseil de procureurs, choisis dans les agglomérations importantes administre cette bourgeoisie qui possède des biens sur tout le territoire de la généralité. Ces administrateurs représentent plus spécialement leur quartier, chargés des communaux situés dans le voisinage de leur domicile.
Peu à peu les villages reçoivent la jouissance de pâturages, forêts et portions. Les gens, dans ces agglomérations se groupent autour de leur procureur. Ainsi se forment à Massongex, Evionnaz et Vérossaz des embryons de bourgeoisies qui se développent sans briser les attaches avec l’ensemble, certains fonds restés indivis suffisent à maintenir le contact. De siècle en siècle, ces liens se relâchent jusqu’à la séparation complète de 1809. A cette date, chaque bourgeoisie-fille reçoit sa part de capitaux, de portions, de communaux, d’alpages, le plus possible dans son voisinage.
De par leur nombre et leur aisance, les bourgeois dirigent les affaires de la généralité, à l’exclusion des simples habitants. Ils occupent, avec le procureur choisi dans leur village presque toutes les places administratives et judiciaires de la communauté et du dizain. Ainsi, communauté et bourgeoisie vivent côte à côte avec des avoirs séparés mais des membres communs.
Le régime politique issu de la constitution helvétique de 1798 apporte des changements profonds à ces institutions puisque jusqu’alors les bourgeoisies gouvernent plus ou moins le pays. La constitution, adoptée par le Valais, proclame l’égalité des citoyens devant la loi et l’admission de tous aux charges publiques, auparavant l’apanage pratiquement des seuls bourgeois.
Cette transformation s’opère graduellement parce les populations continuent à nommer comme par le passé un seul conseil. Les protocoles de Masssongex, signalent depuis 1860, à diverses reprises, l’existence de deux conseils distincts, municipal et bourgeoisial, dus un peu à la divergence d’intérêts et à l’humeur du moment.
Aujourd’hui, un seul corps administre la commune municipale et les avoirs de la bourgeoisie. Pour la période administrative 2009 - 2012, sur les sept conseillers municipaux, un seul est bourgeois. La collectivité bourgeoisiale est reconnue comme corporation de droit public, mais plus libre que la commune municipale dans la façon de gérer ses biens. La bourgeoisie joue le rôle de corps intermédiaire capable de concilier les avantages de l’administration publique et de la gestion privée. Elle conserve et met en valeur un patrimoine voué au service de toute la population. Elle représente notre mémoire historique. Par elle, elle se rattache aux générations passées, garante d’un développement harmonieux dans un esprit de continuité. Elle tire sa légitimité de la loi sur les communes du 5.02.2004, de la loi sur les bourgeoisies du 28.06.1989 et d’un règlement interne qui doit évoluer régulièrement pour être en accord avec le droit cantonal et fédéral et correspondre à l’évolution de la société.
Quelques jalons historiques
A l’aube du troisième millénaire, après près de 7 siècles d’existence, il nous semble opportun de situer notre bourgeoisie comme propriétaire de biens immobiliers et garante de traditions séculaires. C’est un témoignage de nos acquis au cours des siècles écoulés et de son importance actuelle comme gardienne de traditions.
Année de constitution
1330
Année de création du coutumier
1475
Année d’obtention des franchises
1476
Année de confirmation des franchises
1548
Année de constitution du conseil
1798
Année de création des armoiries
1919
Année de création de la bannière
1928
Année d’adoption officielle des armoiries
1934
Année de création de la bannière actuelle
2009
Nombre de membres du conseil (municipal)
7
Nombre de membres de la commission
5
Nombre de bourgeois domiciliés (31.12.2009)
190 (87 hommes et 103 femmes)
Nombre de votants 31.12.2009
176
Surface des terrains agricoles
9945m2 aux îles d’en bas
Surface des terrains d’alpages
41 ha aux Pesaires, Djeux et Valère
Surface des forêts
127 ha
Nombre de râpes
87 portions dont 84 exploitables
Consortages d’alpages
2 à Salanfe et à Susanfe, gérés par un conseil mixte avec les bourgeoisies de Evionnaz, St Maurice, Vérossaz
Bâtiment urbain
1, café communal avec 2 appartements rénovés en 2002
Bâtiments d’alpage
4, chalets des Djeux, de Valère d’en bas et d’en haut
Installation Touristique
1, centre sportif aux Giettes avec DDP pour l’ACSG
Essai sur l’évolution des communes bourgeoisiales valaisannes de Werner Kämpfen et Bernard de Torrenté Communes bourgeoisiales valaisannes, étude de la Fédération des Bourgeoisies valaisannes Essai d’histoire de Massongex, Abbé J.E Tamini
Président de la commission bourgeoisiale Régis Barman, municipal
Bourgeoisie de Massongex
Dans sa topographie le chanoineDe Rivaz, recommande de distinguer, dans le passé, la Bourgeoisie et la Communauté, bien que cette dernière comptât peu de membres, confédérés ou étrangers, en dehors de la première.
Parfois nous prenons l’une de ces institutions pour l’autre. Il faut cependant se garder de les confondre, puisqu’elles demeurèrent toujours séparées.
Primitivement, il n’existe qu’une bourgeoisie, comme d’ailleurs une seule communauté dans la châtellenie de Saint-Maurice, la seigneurie abbatiale de Salvan-Finhaut exceptée.
Un conseil de procureurs, choisis dans les agglomérations importantes administre cette bourgeoisie qui possède des biens sur tout le territoire de la généralité.
Ces administrateurs représentent plus spécialement leur quartier, chargés des communaux situés dans le voisinage de leur domicile.
Peu à peu les villages reçoivent la jouissance de pâturages, forêts et portions. Les gens, dans ces agglomérations se groupent autour de leur procureur. Ainsi se forment à Massongex, Evionnaz et Vérossaz des embryons de bourgeoisies qui se développent sans briser les attaches avec l’ensemble, certains fonds restés indivis suffisent à maintenir le contact. De siècle en siècle, ces liens se relâchent jusqu’à la séparation complète de 1809. A cette date, chaque bourgeoisie-fille reçoit sa part de capitaux, de portions, de communaux, d’alpages, le plus possible dans son voisinage.
De par leur nombre et leur aisance, les bourgeois dirigent les affaires de la généralité, à l’exclusion des simples habitants. Ils occupent, avec le procureur choisi dans leur village presque toutes les places administratives et judiciaires de la communauté et du dizain. Ainsi, communauté et bourgeoisie vivent côte à côte avec des avoirs séparés mais des membres communs.
Le régime politique issu de la constitution helvétique de 1798 apporte des changements profonds à ces institutions puisque jusqu’alors les bourgeoisies gouvernent plus ou moins le pays. La constitution, adoptée par le Valais, proclame l’égalité des citoyens devant la loi et l’admission de tous aux charges publiques, auparavant l’apanagepratiquement des seuls bourgeois.
Cette transformation s’opère graduellement parce les populations continuent à nommer comme par le passé un seul conseil. Les protocoles de Masssongex, signalent depuis 1860, à diverses reprises, l’existence de deux conseils distincts, municipal et bourgeoisial, dus un peu à la divergence d’intérêtset à l’humeur du moment.
Aujourd’hui, un seul corps administre la commune municipale et les avoirs de la bourgeoisie.
Pour la période administrative 2009 - 2012, sur les septconseillers municipaux, un seul est bourgeois.
La collectivité bourgeoisiale est reconnue comme corporation de droit public, mais plus libre que la commune municipale dans la façon de gérer ses biens. La bourgeoisie joue le rôle de corps intermédiaire capable de concilier les avantages de l’administration publique et de la gestion privée.
Elle conserve et met en valeur un patrimoine voué au service de toute la population. Elle représente notre mémoire historique. Par elle, elle se rattache aux générations passées, garante d’un développement harmonieux dans un esprit de continuité.
Elle tire sa légitimité de la loi sur les communes du 5.02.2004, de la loi sur les bourgeoisies du 28.06.1989 et d’un règlement interne qui doit évoluer régulièrement pour être en accord avec le droit cantonal et fédéralet correspondre à l’évolution de la société.
Quelques jalons historiques
A l’aube du troisième millénaire, après près de 7 siècles d’existence, il nous semble opportun de situer notre bourgeoisie comme propriétaire de biens immobiliers et garante de traditions séculaires.
C’est un témoignage de nos acquis au cours des siècles écoulés et de son importance actuelle comme gardienne de traditions.
Année de constitution1330
Année de création du coutumier1475
Année d’obtention des franchises1476
Année de confirmation des franchises1548
Année de constitution du conseil1798
Année de création des armoiries1919
Année de création de la bannière1928
Année d’adoption officielle des armoiries1934
Année de création de la bannière actuelle2009
Nombre de membres du conseil (municipal)7
Nombre de membres de la commission5
Nombre de bourgeois domiciliés (31.12.2009) 190 (87 hommes et 103 femmes)
Nombre de votants 31.12.2009176
Surface des terrains agricoles9945m2 aux îles d’en bas
Surface des terrains d’alpages41 ha aux Pesaires, Djeux et Valère
Surface des forêts127 ha
Nombre de râpes87 portions dont 84 exploitables
Consortages d’alpages2 à Salanfe et à Susanfe, gérés par un conseil mixte avec les bourgeoisies de Evionnaz, St Maurice, Vérossaz
Bâtiment urbain1, café communal avec 2 appartements rénovés en 2002
Bâtiments d’alpage4, chalets des Djeux, de Valère d’en bas et d’en haut
Installation Touristique1, centre sportif aux Giettes avec DDP pour l’ACSG
Installation sportive1, stade St Jean avec DDP pour le FC Massongex