Historique

Mosaïque

Mesurant environ 148×147 cm, la mosaïque de Massongex (anciennement Tarnaiae) est l’un des rares vestiges de l’époque romaine a avoir traversé les âges tout en restant relativement bien conservée malgré l’évolution de notre civilisation. Selon les historiens qui l’ont datée des années 30 après J.-C., elle se trouvait être le centre d’une salle appelée le tepidarium (salle tiède) dans les bains de Tarnaiae se trouvant aujourd’hui sous la place de l’Eglise de la commune.

Les curieux et les amateurs d’Histoire peuvent facilement l’observer depuis l’extérieur au travers d’une vitre situé dans les locaux de l’entreprise ID Electronic (ancien Caveau romain).

Cette mosaïque représente deux lutteurs en action lors d’un combat rituel et sont séparés par la palme de la victoire.

Deux hypothèses ont été émises quant à la signification exacte de cette représentation.

La première remet en question le contexte d’un combat et semble plutôt insinuer que les lutteurs sont à l’entraînement car le personnage de droite n’a pas les points protégés. Ce personnage est donc probablement le moniteur. Après avoir réalisé une démonstration du mouvement il montre à son élève une figure de combat. Ses bras sont protégés des coups de l’élève par les mitaines, d’où l’interprétation de sa non-volonté de porter des coups.

La deuxième hypothèse, elle, veut plutôt croire en la victoire du personnage de gauche saluée par l’autre lutteur qui lui tend sa main en signe de respect. Le lutteur victorieux, lui, lève son bras pour savourer sa victoire.

Drapeaux et Armoiries

Dans l’histoire héraldique, les armoiries populaires sont plus tardives que leurs aînées nobles. Elles témoignent néanmoins de la science du symbole d’appartenance et de ralliement. L’évocation que les blasons municipaux inspirent, venue d’un langage visuel oublié, s’adresse au cœur de celui qui y reconnaît sa première communauté politique.

Celle-ci est une entité fondamentale, trouvant ses racines au temps où les collectivités rurales s’organisent pour substituer au pouvoir féodal, celui du peuple. Nous devons rendre hommage à cette cité pour son rôle créateur d’autrefois et pour celui qu’elle assume aujourd’hui dans l’Etat de droit, centre d’animation et d’échanges, interlocutrice privilégiée et directe du citoyen.

Nos armes, créées en 1919, de gueules à trois tours crénelées d’argent, maçonnées de sable sont une métaphore de la tête de pont antique sur le Rhône, point de rupture de charges des voies de communication vers le pays des Allobroges, Avenches et le Mont Joux.

Incarnation de la communauté, le drapeau est le tissu qui accompagne ses joies et ses peines. Il porte en lui des générations de noms qui ont animé ce village.

ancien_drapeau_massongex2009 a marqué le 75e anniversaire de l’usage officiel des armoiries brodées sur l’avers de la bannière, datée de 1928.

Le poids des ans se faisait sentir sur sa trame qui menaçait de partir en lambeaux. Le conseil municipal a décidé en début de cette année-là, sur proposition du responsable des affaires militaires, de lui apporter à l’avenir un peu de repos et une nouvelle vie.

Confiée à la maison Heimgartner de Wil/ St Gall, elle a été dépouillée de ses franges, stabilisée par une viseline entre son avers et son revers, mise à l’abri sous vide dans un verre. Monsieur Jean-Daniel Lattion, ferronnier d’art à Collombey en a confectionné le cadre en acier inox. La partie supérieure de la hampe et le pot flammé constituant la pointe, ont été restaurés. Elle est exposée actuellement au deuxième étage de la maison de commune à l’entrée de la salle du conseil.

Pour lui succéder, le cahier de charge pour un nouvel emblème est établi selon les modalités suivantes :

  • Le tissu sera en soie damassée, double-face de 120 cm sur 120 cm.
  • Son avers portera les trois tours avec l’inscription Massongex en bandeau.
  • Le revers retracera l’histoire du lieu avec l’inscription Tarnaiae et la date 2009 en bandeau.
  • De l’antiquité au présent figureront une allégorie du dieu Taranis, les pugilistes romains, une évocation de la paroisse Saint Jean-Baptiste et du Chablais, l’ensemble suggérant notre relation au canton du Valais et au district de Saint-Maurice.

Le modèle retenu est le fruit du travail des designers de la maison Heimgartner à Wil/St Gall et de Madame Carole Barman, graphiste-designer de notre village. Il est inauguré et béni lors de la fête de Sainte Cécile.

Le drapeau, réalité physique de la cohésion, est un objet unique, porteur d’un caractère symbolique fort. Il représente l’interdépendance entre des hommes et des femmes partageant un même destin. Sa création reflète la culture et la beauté propre à son époque. Il est un parfum délicat d’un passé encore présent d’une communauté désireuse de garder son âme et capable de se dépasser.

Notre commune contemporaine répond à cette double vocation. Elle est un lieu de vie sociale et de soutien fraternel. D’autre part, elle assume de nouvelles tâches plus diverses et plus complexes qu’auparavant, soucieuse de préserver son identité vécue dans les rapports humains. Elle doit gérer le présent et aménager l’avenir, sans hésiter à collaborer, voire à s’associer avec ses voisines dans tous les domaines où la raison l’impose, sans porter préjudice à la solidarité vivante qui la constitue.

Régis Barman, municipal 2009-2012

Recherches : les communes valaisannes et leurs armoiries, Ketty et Alexandre, éditeurs, 1985.

Tarnaïe

Depuis des décennies, notre village de Massongex est surpris par l’importance historique de notre lieu. Le développement de notre localité et les nouvelles constructions ont mis en lumière notre passé.

Le fait de creuser sous notre bitume et nos champs nous ont fait découvrir l’emplacement hautement stratégique de Massongex grâce à des ossements, objets et aménagements (comme les thermes, par exemple) datant du premier siècle de notre ère.

Le texte de Louis Blondel explique très clairement l’histoire des thermes de Massongex. Voir le pdf les thermes romains de Tarnaie.

Le texte de Marc-André Haldimann s’est penché sur la céramique gallo-romaine. Voir le pdf recherche_céramiquegalloromaine_VS.

Et plus récemment, lors de travaux effectués en 2008, le Nouvelliste a consacré un article aux fouilles effectuées. Voir le pdf TarnaieNouvellistejuin2008.

Un chapitre de ce livre parle également bien des fouilles effectués (que vous pouvez trouver à notre bibliothèque communale.) : « Essai d’histoire de Massongex » écrit par l’Abbé J.-E. Tamini, Collection VP.

Comte Riant

PaulRiantMonsieur Paul-Edouard-Didier RIANT est né à Paris en 1836. Son lien avec Massongex n’intervient qu’à la fin de sa vie. Il était propriétaire du château de la Vorpillère et décide de s’y établir les 6 dernières années de sa vie. Il décède en 1888.

Les liens entre sa famille et notre village sont toujours d’actualité. La commune a nommé une rue du village à son nom, il y a quelques années, et sa famille en a été tellement touchée qu’elle a fait un don à Massongex.

Don de la famille du Comte Riant. Voir pdf
Biographie de Comte Riant. Voir pdf